L’art abstrait s’expose à Chandigarh

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peinture Agnès Simon

Une oeuvre de la série CHAMANS

Des toiles séchant à l’entrée bien éclairée, un salon décoré de tableaux multicolores, le mur de l’atelier éclatant de couleurs, c’est bien le domaine d’un artiste. Depuis un an et demi, Agnès Simon vit à Chandigarh où elle explore le monde abstrait. Rencontre.

Originaire de Cahors, dans le Sud-Ouest de la France, elle s’est installée il y a 4 ans à Pune avec sa famille. C’est là-bas qu’elle s’est lancée dans la peinture abstraite. Elle expose ses oeuvres à l’Alliance Française Le Corbusier à Chandigarh en janvier 2012.

Quels étaient vos débuts artistiques ?
Attirée par les couleurs depuis mon enfance, j’étais guidée par ma mère, elle-même très douée pour la peinture. Mais ce n’était qu’en 2006 que j’ai commencé à me former. J’ai mis six mois pour reproduire le Baiser de Klimt. Ensuite j’ai copié des photographies mais en  improvisant ; j’ai tenté de transcender les couleurs en les réinventant dans la mesure où un ciel gris nuageux se transformait en orange ou en rose. Enfin c‘est la peinture non-figurative qui m’a apporté cette  liberté.

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Mes tableaux sont le résultat d’un travail instinctif laissant une grande place au hasard. J’estime que c’est l’énergie de l’univers et de la terre qui guide mes gestes lorsque je peins. Je peins les énergies qui nous entourent et que nous avons en nous, bonnes et mauvaises. La série intitulée CHAMANS, parle de ces anciens guérisseurs qui utilisaient particulièrement l’énergie verte de guérison. La série MEMOIRES raconte nos émotions, notre vécu, notre histoire, nos douleurs qui se trouvent dans nos cellules.

Agnès avec Shiv Singh

Agnès lors du vernissage avec membre du comité

L’art abstrait, est-il à la portée de tout le monde ? Faut-il s’y initier ?
C’est une idée reçue. Il est vrai que le figuratif est rassurant ; le non-figuratif, c’est l’inconnu. Par définition, il ne représente pas la réalité, ce qui peut être assez déstabilisant pour certains. Je dis aux gens qu’ils s’arrêtent de se sous-estimer – ce n’est pas un milieu fermé ou hermétique. En fait, cela  permet de repousser les limites du connu. C’est l’absolu. Alors n’hésitez pas à suivre vos sentiments. Mon père me demande pourquoi je ne peins pas des arbres ou des paysages. Or je ne peins pas pour faire plaisir aux autres – pour moi c’est une façon de me libérer, une recherche de soi, cela m’aide à passer les épreuves de la vie. Pour aborder une peinture abstraite, il ne faut pas chercher à comprendre mais plutôt s’efforcer de ressentir les émotions présentes sur la toile.

Vos impressions sur l’Inde ?
J’ai le sentiment d’avoir déjà vécu en Inde car je m’y sens bien. J’aime le regard des indiens qui a un effet miroir pour moi. J’ai toujours cru que l’Inde est un très beau pays : les saris, la musique, l’histoire me fascinent. Pune était une ville plus cosmopolite et plus ouverte que Chandigarh qui est encore traditionnelle et plus conservatrice.

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

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