En attendant Gangâ

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crédit : Richard Volante

Entre la poésie du Mohini Attam et la liberté de la danse contemporaine, tel pourrait se définir le style unique de la danseuse et chorégraphe, française d’origine et indienne de cœur, Brigitte Chataignier. L’artiste mêle habillement tradition et modernité en puisant son inspiration dans la danse traditionnelle du Kerala qu’elle a étudiée pendant sept ans. A l’occasion du festival Bonjour India 2013 (janvier – mars 2013), elle présentera sa nouvelle pièce Gangâ pour la première fois au public indien. En attendant, elle est passée à l’Alliance française du Bengale donner un avant-goût à la soixantaine de curieux présents. Rencontre avec une artiste à mi-chemin entre deux cultures.

Vous avez un parcours professionnel très complet et plutôt atypique. Etait-ce réfléchi ou le résultat de l’évolution de votre réflexion artistique ?
C’était voulu. J’ai commencé par un parcours traditionnel : d’abord du classique et du contemporain. Puis j’ai étudié le mime et les techniques orientales. Dans les années 1980, je suis partie 6 ans au Kerala pour y étudier le Mohini Attam auprès de plusieurs maîtres. J’ai toujours été très attirée par l’Orient de manière générale et ma passion pour l’Inde est venue plus tard, après avoir voyagé. De tout ce que j’ai vu, c’est la culture qui m’a le plus fascinée. J’ai été séduite par la pensée, la diversité et la richesse de ce pays.

Comment définiriez-vous votre pièce Gangâ ?
Gangâ est un travail sur l’intensité féminine du Gange qui est déesse géographique. Ceci implique à la fois une dimension mythologique et réelle. Gangâ a été conçue en référence au film La Danse de l’Enchanteresse, que j’ai coréalisé avec Adoor Gopalakrishnan en 2008 et dans la continuité de Gopika, création de 2007. Entre les deux, il y a d’ailleurs une évolution. On passe du thème du romantique au thème de la maturité et de la transmission. Gangâ mêle les danses : il y a une imprégnation de la danse indienne en distorsion vers une expression plus libre car le fleuve, l’eau circulent. C’est une traversée, un échange. Il y a de moins en moins de barrières : le travail est très ancré dans les deux styles.

Quelles attaches gardez-vous avec l’Inde après ces 6 années ?
Je continue de faire des aller-retour entre l’Inde et la France. J’ai d’ailleurs acheté une maison dans le Kerala. C’est à la fois un espace personnel et de travail. Car j’ai l’impression d’apporter ma contribution dans le domaine artistique. Je suis désormais intégrée à un processus de création et non plus d’apprentissage.

Vous avez été invitée à tourner dans les plus grandes villes indiennes, début 2013, dans le cadre du festival Bonjour India 2013. Comment l’appréhendez-vous ?
J’étais déjà passée dans la communication du festival l’an dernier, alors que j’étais en tournée, à Pondichéry notamment. Bonjour India est l’occasion de montrer la diversité entre différentes compagnies implantées en France. J’ai l’habitude de me produire en Inde depuis de nombreuses années, mais je vois cette invitation comme une réelle chance que j’ai envie de saisir. Je veux faire de mon mieux car il s’agit ici de représenter la France, tout en étant dans le thème du pays. Un aller-retour entre l’Est et l’Ouest, en quelque sorte.

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

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