Subho Bijoya

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Gigantesque, grandiose, incroyable !” Après avoir assisté à son premier puja à Kolkata (Calcutta) lors du célèbre festival consacrée à Durga, déesse de l’hindouisme, Aditi André (chargée de communication à l’AF du Bengale) qui vit et travaille dans la ville depuis bientôt cinq mois, vient relater ces jours de fête de la capitale du Bengale Ouest.

Les pandals aux décorations étonnantes

Vous souvenez-vous des pandals, ces constructions en bambou abritant les idoles et qui servent provisoirement de temples pour le culte de Durga? Ils se comptent par milliers dans les rues de la ville et sont plus extraordinaires les uns que les autres. Cette année encore, les thèmes surpassent ceux de l’an passé. De nuit comme de jour, ils prennent des allures complètement différentes. Ils ne sont là que pour quelques jours mais c’est comme s’ils avaient toujours existé. L’originalité ne manque pas :  vous y trouverez un intérieur dont la décoration est faite à partir de brosses, un village bengali, une réplique d’un temple du sud de l’Inde, une autre d’un temple bouddhiste, et aussi des pandals sur la ville de Goa ou sur le nouvel an chinois…
A l’intérieur, se dressent d’immenses idoles représentant Durga parfois aux côtés de ses fils Ganesh et Karttik et de ses filles Saraswati et Lakshmi. Devant cette idole, se trouve une urne et dessus est placé un miroir dans lequel se reflète son visage. Au début du Puja (cérémonie religieuse), le brâhmane invoque la déesse pour que son âme investisse cet objet pendant les cinq jours de fête.
Dans les rues, la musique partout résonne. Des magasins de nourriture se dressent près des pandals, et des vagues de curieux se promènent. Enfants, adolescents, adultes, tous sont revêtus de leurs plus beaux habits, et plus que jamais la ville est en pleine effervescence. Les familles se réunissent et ensemble font le tour de ses temples provisoires. La ville est toujours en ébullition. Sortez à trois heures du matin : vous trouverez toujours du monde attiré par les lumières comme les abeilles par les fleurs. Kolkata ne dort plus.

Pandal au Bouddha

On entend ce même rythme, ces mêmes tambourins. D’où viennent ces musiciens et qui sont-ils ? Ces « dhakis » sont des fermiers qui ont besoin d’arrondir leurs fins de mois. Ils viennent alors jusqu’à la capitale du Bengale ouest, et en groupe, ils jouent dans les rues, en attendant qu’un organisateur les embauche pour le début d’un puja.
A la fin de ce festival, l’heure est à l’immersion de l’idole. Le brâhmane tourne le miroir de manière à ce que la partie reflétant la déesse soit face au sol. Ce geste est accompagné par des  chants, la visite de la déesse sur la Terre est ainsi terminée et elle peut retourner dans les cieux. L’objet redevient inanimé. Bien sûr, dans la cité de la joie, cette immersion prend une plus grande ampleur. L’idole est enlevée, puis mise dans un camion qui la conduit vers le Gange. Elle est ensuite déposée dans le fleuve. Et pendant toute la durée de ce rite, les pratiquants chantent, dansent dans les rues et sur le bateau toujours au son des tambourins.

Les statues des déesses

Le dernier jour de puja, les bengalis se souhaitent Subho Bijoya. Subho qui veut dire De bon augure, et Bijoya qui signifie la victoire du bien sur le mal. Selon la coutume,  les membres des famille se rendent visite. L’hôte offre des pâtisseries à ses invités. Les plus jeunes touchent les pieds de leurs aînés et symboliquement prennent la poussière qui s’y trouve pour se l’appliquer sur le front. Cette tradition appelée « Pronam »  montre le respect de l’un envers l’autre.
On  n’aurait jamais imaginé trouver un Calcutta plus coloré que d’habitude. Et maintenant il va nous falloir du temps pour nous remettre de nos émotions. Qu’une seule chose à ajouter : vivement l’année prochaine !

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

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