En quête perpétuelle

Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on FacebookShare on TumblrShare on Google+Pin on Pinterest

Une oeuvre du peintre Akhilesh

A l’occasion de l’exposition du trio de peintres, Akhilesh, Harshwardhan Swaminathan et Manish Pushkale et du récital de poésie de l’éminent poète Kamlesh à l’Alliance Française de Bhopal le 24 novembre dernier, les artistes nous ont livré, lors d’un entretien animé et passionné, leur réflexion sur leur processus de création et les passerelles qui relient les disciplines artistiques entre elles.

Alliance Française de Bhopal : Pourriez-vous nous parler de votre récitation de poèmes, ce soir ?
Kamlesh : C’est un honneur d’avoir la chance de lire mes poèmes ce soir à l’Alliance Française de Bhopal. De la même manière qu’il existe une grande connivence entre divers arts, je pense qu’il existe une grande corrélation entre ma poésie et cette exposition. Cela fait longtemps que je suis le parcours de ces trois peintres et je peux dire que leur travail est une source d’inspiration dans l’écriture de ma poésie.

AFB : Pourriez-vous nous décrire le thème de votre exposition aujourd’hui?
Manish Pushkale : Je ne cherche pas véritablement à transmettre un thème ou une idée mais j’offre plutôt la possibilité de voir différemment les couleurs, les formes et le mélange des deux. Chaque peinture laisse entrevoir la personnalité de chaque artiste et ses inspirations et je laisse le soin au public d’imaginer ses propres thèmes.
Harshwardhan Swaminathan : C’est au public de ressentir nos peintures. Nous ne nous inscrivons pas dans une volonté de communiquer un message, aucune thématique n’est délibérément affichée. Une fois l’œuvre réalisée, elle nous échappe totalement.

AFB : C’est une réponse plutôt énigmatique.
HS : Je ne pense pas, bien au contraire. Plus vous regardez les peintures, plus vous entrez en osmose avec elles, plus vous vous l’appropriez et la dépossédez de son créateur. Je prends souvent l’exemple d’un mouvement de  musique classique que je peux écouter des centaines de fois. A chaque écoute je découvre encore et toujours des éléments artistiques nouveaux que je n’avais pas remarqués auparavant. C’est la magie de la création, suivant le moment, elle vous apparaît différemment.

Durant le vernissage de l'exposition

AFB : Cherchez-vous à atteindre une forme de perfection dans vos œuvres ?
HS : Qu’est-ce véritablement que la perfection ? Certains artistes ne voient leur talent être reconnu qu’après leur mort. Leur talent était-il pour autant inexistant de leur vivant ? Personne ne peut  affirmer avec certitude ce qu’il va advenir de l’œuvre, encore moins de l’artiste. Je concède cependant que l’artiste s’inscrit dans une quête continuelle d’amélioration de son art.

AFB : Trois mots résument votre travail : la constance, l’inachevé et l’absence de communication. Qu’est-ce qui alimentent vos œuvres principalement ? La nature ou la culture ?
KILESH : L’art est directement connecté avec la nature et la culture est un produit dérivé de l’art. La culture ne crée jamais l’œuvre, ce sont  les œuvres qui créent les cultures. Toutes les formes d’arts sont en lien direct avec la nature. L’homme lui-même en est une partie intégrante.

AFB : Quelle meilleur compliment avez-vous reçu ?
Akilesh: Lors d’un mes vernissages en France, une dame avait récité un poème. Elle m’avait expliqué que c’était la contemplation de mes œuvres qui l’avait inspirée. Ce poème était pour moi le meilleur compliment car mon travail avait permis d’établir une passerelle entre nos deux cultures qui, au prime abord, pouvaient paraitre si éloignées l’une de l’autre.
HS : Pour ce qui me concerne, je reçus un jour une lettre écrite par un médecin vivant à Londres. Il m’informa que, grâce à mes trois peintures accrochées dans sa maison, une forme de quiétude et de tranquillité y régnaient désormais.

Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on FacebookShare on TumblrShare on Google+Pin on Pinterest

Comments are closed.

Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

Rédacteur/Coordinateur national : Siddharth Bhatt

Rédacteurs, contributeurs : Guillaume, Abhirami, Alexandre, Chintan, Cléa, David, Eleonore, Elie, Kanika, Karine, Nita, Thomas, Malvika, Marie-Joëlle, Meera, Mayuri, Mitushi, Alice, Prutha, Romain, Ritika, Manas, Supriya ...