Vendeurs d’enclumes

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Festival of France

Venir jouer à Chennai pour un groupe de chanson française à texte ET parvenir à faire sourire un public avec des thèmes noirs et « lourds comme des enclumes », ce n’est pas donné à tout le monde ! Ces vendeurs relèvent le défi avec brio, loin de se laisser enfermer entre le marteau et leur objet de prédilection. Rencontre avec Valérian Renault – chanteur et parolier – et Mathilde Delafontaine – manageur du groupe.

Dans le cadre  du festival Bonjour India, et du 3ème Congrès Asie Pacifique de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, le National Museum Theater d’Egmore a vibré sous le fer des Vendeurs d’Enclumes. Pour l’occasion, S.S. Jawahar, secrétaire principal au gouvernement du Tamil Nadu et Commissaire des Musées et des Arts et culture au Tamil Nadu, a également tenu à saluer cet événement, renforçant d’autant plus symboliquement l’alliance franco-indienne.

Vendeurs d'enclume

Comment ce projet de venir jouer en Inde a-t-il vu le jour ?
Il est né de la coopération entre le Tamil Nadu et la Région Centre depuis maintenant 4-5 ans et de notre contact à Orléans, l’Astrolabe, qui s’est greffée au festival. Les Alliances françaises se sont ensuite coordonnées pour la tournée. On répondait au cahier des charges des Alliances qui voulait un groupe sans machine ayant déjà l’expérience de la scène et instrumentaliste.

Qu’est-ce qui vous surprend le plus pour votre première visite en Inde
Tout m’a surpris ; surtout le bruit et les klaxons. C’est un chaos incroyable en fait. C’est complètement différent de la France où je pense qu’une telle surpopulation et une telle désorganisation rendraient ce chaos agressif ; mais ici, malgré tout, il y a une espèce de paix qui se dégage de tout ça. Les gens sont très doux… Ca devrait inspirer !

 Connaissez-vous la musique indienne ?
Je la connais plus en tant que musique de méditation ; le rythme semble incompréhensible aux premiers abords. C’est beaucoup plus complexe. Le rapport des indiens a la musique, et au rythme surtout, semble plus naturel que chez nous. En France, la musique est finalement très cloisonnée. Par exemple, on n’aura jamais un ministre qui se mettra à chanter de manière improvisée ! C’était impressionnant ! Et, je suis très content parce que nous allons collaborer avec un artiste indien, Swarathma (http://www.swarathma.com), pour notre dernier concert à Delhi le 21 février prochain. Ca sera l’occasion d’expérimenter un réel échange musical!

Sur scène

Quelles sont les premières impressions de votre rencontre avec le public indien ?
C’est un public chaleureux ! Et on a eu la chance d’avoir majoritairement affaire à un public francophone donc capable d’apprécier nos textes. Pour le reste, même si les codes diffèrent ici – comme lorsqu’on attendait le rappel qui n’est manifestement pas de coutume ici  –  la musique fait le lien de par son universalité. Et puis elle vient aussi soutenir le discours, exprimer notre message à sa facon. Ca nous permet aussi de nous focaliser sur la manière de transmettre, l’interprétation gestuelle et la présence scénique.

On met toujours vos textes au premier rang lorsqu’on parle de vous…
Oui, d’ailleurs, beaucoup de professeurs de français sont venus nous saluer pour le coté didactique potentiellement exploitable de nos chansons. Ca nous fait plaisir parce qu’on se veut défenseurs de la langue française ! On suit totalement les Alliances Françaises dans leur volonté de diffuser la francophonie !

Quels sont vos projets pour la suite ?
On a des dates de tournées jusque cet été puis une performance prévue au Québec pour le Bourse Rideau. Cette tournée est la première que l’on réalise en collaboration avec le réseau des Alliances Françaises… et on espère que ce n’est qu’un début ! On a surtout joué dans des pays francophones jusque-là ; aujourd’hui, on voudrait se faire plus discrets en France et découvrir davantage la scène internationale, notamment asiatique !

Amanda Jacquel, Chennai, 18/02/2012

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

Rédacteur/Coordinateur national : Siddharth Bhatt

Rédacteurs, contributeurs : Guillaume, Abhirami, Alexandre, Chintan, Cléa, David, Eleonore, Elie, Kanika, Karine, Nita, Thomas, Malvika, Marie-Joëlle, Meera, Mayuri, Mitushi, Alice, Prutha, Romain, Ritika, Manas, Supriya ...