Amruta Patil, ovni graphique

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Cette rentrée littéraire ne mettra pas uniquement à l’honneur la littérature classique mais aussi le roman graphique, en Inde comme en France. En effet, Adi Parva le premier volume de la trilogie d’Amruta Patil verra le jour simultanément en Inde et en France en octobre, respectivement chez Harper Collins et aux éditions au Diable Vauvert. 

Amruta Patil, c’est Kari. Ou plutôt c’était Kari: ce personnage touchant et triste, cynique et énervé. Une jeune femme en quête d’elle-même, un personnage androgyne, mirroir d’un autre, vivant dans une ville tyrannique, imaginée et bien réelle. Kari, c’est aussi un roman graphique poétique et enragé, hors du commun, un best-seller en Inde, paru en 2008 (toujours chez Harper Collins) et traduit en français. Il n’y aura pas de suite à Kari. “Je ne l’espère pas. La colère de la jeunesse ne devrait pas s’éterniser” explique t-elle dans un entretien par e-mail alors qu’elle travaille sur le second volume d’Adi Parva à la Maison des Auteurs à Angoulême.

Adi Parva

Invitée une première fois par l’Ambassade de France en Inde pour une résidence en 2008, Amruta Patil est revenue cet automne terminer son séjour. “J’y ai trouvé tout ce dont j’avais besoin, les 5 S: solitude, stabilité, simplicité, sanctuaire”. Elle déplore le manque de ce genre de structures en Inde, “où les artistes ne peuvent se concentrer sur leur créativité car ils ont besoin de subvenir d’abord à leurs besoins”.
En paix avec Kari, Amruta Patil s’est donc attaquée à une autre quête : la compréhension de l’un des plus grands mythes de ce monde, le Mahabharat, vu à travers un prisme très personnel. “Ce type de mythologie appartient à une histoire commune distillée à travers des millénaires. Elle contient des trésors que nul projet artistique peut contenir à lui seul. Se plonger dedans équivaut presque à un rituel de passage”.

Son dessin coloré, proche de la peinture, interpellera les amateurs de Gauguin ou d’Odile Redon, les deux grandes influences françaises de l’auteur qui se dit “assez éloignée du monde de la BD”.  Celle qui s’émeut des “vieilles pierres médiévales en Dordogne et de la beauté fragile des coquelicots” se réfère d’ailleurs à de grands romanciers tels que John Steinbeck, Gabriel Garcia Marquez ou encore Jeanette Winterson.
Pourtant c’est bien le genre graphique qui lui permet de s’exprimer.  Pour Jean-Pierre Mercier, conseiller scientifique à la Cité de la BD à Angoulême, “Amruta Patil plonge le lecteur dans un univers et une sensibilité que l’on n’imagine pas. C’est une artiste à suivre de près et qui n’est qu’à l’aube de sa carrière”.

 Amruta Patil, Adi Parva, Harper Collins, et en français, Au Diable Vauvert, Octobre 2008. 

 

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

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