Apprendre à faire du kayak à Bhopal !

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Jimy Berçon s’est installé à Bhopal l’année dernière comme entraîneur de l’équipe nationale indienne de canoe/kayak de slalom. Voici un entretien avec lui :

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jimy Berçon, j’ai 27 ans. Je viens des Alpes Française et j’adore le fromage.

Jimy Berçon

Jimy Berçon

Quelle est la raison de votre venue à Bhopal ?

Je travaille en Inde comme entraîneur de l’équipe nationale de canoe/kayak de slalom. C’est un sport qui se pratique dans une rivière avec un parcours imposé et à réaliser le plus vite possible.

Je vis en ce moment à Bhopal puisque l’équipe nationale y a établi son camp de base.

Comment êtes-vous entré en contact avec la fédération de kayak indienne ?

J’ai rencontré une athlète indienne et son entraîneur en 2016 lors des championnats d’Asie au Japon. L’entraîneur m’avait déjà parlé d’un poste d’entraîneur à pourvoir en Inde.

Puis en 2017 c’est la fédération internationale de canoe/kayak qui a proposé à l’Inde ma candidature pour ce poste.

Quels sont vos rapports avec l’équipe, rencontrez-vous des problèmes de communication avec vos athlètes ?

La majorité de mes athlètes ne parlent pas ou très mal anglais. Il faut alors que j’adapte mon travail en utilisant plus de gestes, en réalisant des dessins ou en réalisant la démonstration des exercices moi-même. Au bout du compte chacun fait des efforts pour se comprendre et nous arrivons à faire ensemble un travail de qualité.

Jimy avec son équipe

Jimy avec son équipe

Mes athlètes sont adorables et sérieux dans leur pratique. J’ai plaisir à me lever tous les matins à 5.30 am car je sais que je vais coacher des athlètes qui en valent la peine.

En Inde, la notion de carrière est importante, pensez-vous qu’il est possible pour un jeune kayakiste de faire carrière dans ce sport ?

Le kayak de slalom est encore un « petit sport » ici en Inde et les finances y sont logiquement limitées. Un bon athlète sera en mesure de vivre de son sport tant qu’il est athlète, cependant, à la fin de sa carrière sportive il devra probablement trouver un autre travail.

Votre acclimatation en Inde et à Bhopal a t-elle été difficile, qu’est-ce qui vous plaît dans ce pays ?

Mon acclimatation a été plutôt facile car j’ai l’habitude de voyager dans différents pays. Cependant il est vrai que l’Inde ne ressemble à aucun autre pays… Bhopal est une ville agréable dans laquelle j’ai pu trouver tout ce dont j’avais besoin (mis à part ce fameux fromage qui me manque tant !!)

Avant de conclure, quel message souhaitez vous adresser aux jeunes sportifs indiens ?

Il semble que le gouvernement Indien ait engagé depuis quelques années déjà une réelle politique de développement du sport dans le pays. Tous les enfants ayant l’opportunité de faire du sport auraient bien tord de s’en priver. Bien évidemment une toute petite minorité atteindra le plus haut niveau, mais les autres pourront néanmoins profiter du plaisir de la pratique sportive et des bienfaits pour leur santé.

Subhor Dubey

Responsable des relations publiques, Alliance Française de Bhopal

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

Rédacteur en chef : Laurent Elisio Bordier

Rédacteur/Coordinateur national : Siddharth Bhatt

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