Agnès Desarthe, écrivain aux multiples talents

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Agnesdesarthe

Agnès Desarthe

La seconde édition du Hay Festival,  rendez-vous littéraire qui s’est déroulé à Trivandrum en novembre 2011, a accueilli de nombreux écrivains du monde entier parmi lesquels était présente Agnès Desarthe, auteur de nombreux ouvrages de genres littéraires variés. En conversation avec Peter Florence, directeur du Hay Festival, elle a présenté son livre Chez-moi, version anglaise de Mangez-moi. Elle nous révèle la dynamique de son travail dans cette interview.

 Livres pour enfants et adultes, chansons, pièce de théâtre, traductions… Parmi cette variété d’œuvres, laquelle  vous offre le plus de plaisir ?
C’est difficile à dire. Cette envie de varier mon écriture naît d’un besoin de changement d’esprit. Par exemple, écrire des chansons, c’est divin. Mais comme elles sont très courtes, on s’exprime moins. Alors je commence un roman, un travail long et lourd qui s’apparente à la construction d’une maison. Mais une fois fini, le plaisir est immense. Et puis j’entame un livre pour enfants afin de m’échapper de la réalité, (la soi-disante réalité) des adultes. Dans le monde des enfants on n’est pas obligé de toujours se justifier, on ne s’étonne pas en écoutant un éléphant qui parle ! Bref, la raison est différente pour chaque travail mais je peux dire avec certitude que tout mon travail me donne énormément de plaisir.

Pouvez-vous décrire votre façon de travailler ?
Toujours consciente du temps qui passe trop vite, je travaille pendant deux heures tous les jours sans interruption quand je commence un livre. J’entre dans un état de transe et c’est comme si un plafond au-dessus s’ouvrait et que l’histoire en descendait. Parfois les idées, les dialogues et les images se construisent dans ma tête sans que les autres le sachent ; pendant que je fais la cuisine ou les courses par exemple ! Avant de commencer un nouveau roman, j’attends patiemment et les idées vont et viennent comme les trains dans la gare. Et lorsque l’un de ces trains refuse de s’en aller malgré mon insistance, c’est le commencement d’un livre …

« Ce qui m’intéresse dans mon travail, c’est le travail lui-même. » Cette citation apparaît sur votre site Internet. Que signifie-t-elle ?
Pour beaucoup de gens la satisfaction de travailler est associée à la publication des livres, la vente, le nombre de lecteurs. Alors que je m’en sens complètement détachée. Lorsque les personnages apparaissent et me parlent quand j’écris, lorsque les scènes se déroulent l’une après l’autre dans ma tête, c’est une réelle satisfaction pour moi.

Alors voulez-vous dire que vous ne rencontrez jamais de difficultés  quand vous travaillez?
Si. Parfois c’est très difficile. L’écriture peut devenir fatigante, inquiétante, les chagrins oubliés peuvent remonter, ou tout simplement je ne trouve pas les mots exacts pour exprimer les idées, provoquant alors un sentiment d’inefficacité. Il y a des occasions où je dois me forcer à travailler. Ce n’est pas facile, mais dès que j’ai surmonté toutes les difficultés, je trouve un plaisir incomparable.

Romans les plus connus parus aux éditions de l’Olivier :
Dans la nuit brune pour lequel elle a reçu le prix Renaudot des lycéens en 2010
Le remplaçant – 2009
Mangez-moi – 2006
Cinq photos de ma femme – 1998

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Rédaction

Directeur de publication : Délégation Générale de la Fondation Alliance Française en Inde et au Népal

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