Calligraphie Malayalam

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Atelier de calligraphie

Les mots sont vivants. Comme les êtres humains, ils nous stupéfient, attristent, blessent et consolent. Mais qui sait que leurs formes elles-mêmes peuvent parfois cacher leur signification, la beauté ou le sentiment inhérent à chaque mot. Pour les amoureux de la parole, l’atelier de calligraphie organisé par l’Alliance Française de Trivandrum a été la révélation d’une autre facette de l’écriture, le lien intime entre la langue et le dessin.

Avec la présence d’une vingtaine de participants, avec des enfants et des adolescents,  les deux intervenants, Narayana Bhattathiri et son ami Sundar, ont montré comment les mots s’épanouissaient sur le papier et dévoilaient des sentiments ou des images. Sous les yeux intéressés, les plumes et les pinceaux de Bhattathiri bougeaient lentement, parfois de droite à gauche comme pour l’écriture arabe, ou parfois, de bas en haut. En ajoutant quelques petites décorations ici et là, ils s’exprimaient d’une façon incroyable. Ainsi, en voyant le mot en malayalam pour l’éléphant, l’observateur aperçoit l’animal marchant lentement, sa trompe oscillant. De la même façon, de petites lignes et tirets autour du verbe bouger évoquent un effet de mouvement. Certaines parties du mot effondrement sont modifiées, raccourcies ou prolongées et voilà, la signification est évidente eet apparaît dans l’écriture.

Au Kerala, on retrouve notamment la calligraphie dans la rédaction des titres de romans, des articles littéraires et parfois des affiches de films. Le principe de cet art sert à attirer le lecteur comme pour les illustrations ou les photographies, car même les mots écrits ont la capacité de faire résonner le sens. Malheureusement, le Malayalam ne peut se vanter d’une culture de calligraphie. En revanche, la langue arabe considère la calligraphie comme un art majeur, la figuration humaine étant interdite par la religion musulmane. D’autres langues comme le Chinois et le Japonais possèdent également cette richesse graphique. Selon l’artiste, comme pour toutes formes d’art, le cœur joue néanmoins un rôle important : avec de l’imagination, de la contemplation du monde qui nous entoure et indéniablement le travail et la répétition, la calligraphie se perfectionne.

Le mot liberté

N’ayant pas de formation formelle en calligraphie, Bhattathiri a débuté sa carrière dans un magazine littéraire comme dessinateur des titres des articles. A cette époque-là, l’art de la calligraphie n’était pas très connu en Malayalam. La liberté qu’il  éprouvait dans ce poste l’a beaucoup aidé à s’épanouir. C’est aussi intéressant de savoir qu’il avait participé à un stage de calligraphie organisé par l’Alliance Française de Trivandrum il y a 25 ans. Modeste, il croit cependant que tout le monde peut pratiquer la calligraphie en apprenant les techniques de base. En effet, ces deux artistes recherchent de nouveaux apprentis afin de les former et de permettre la survie de la calligraphie malayalam.

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